Le Cameroun est certes un pays envoie de développement, ce qui pourrait quelque part justifier les problèmes structurelles auxquels sont confrontées les personnes handicapées. C'est en général, un problème d'accessibilité aux différents immeubles.
Les constructions sont faites sans tenir compte que y peuvent aussi accéder les personnes handicapées.
Cependant une sensibilisation des populations et des pouvoirs publics serait nécessaire.
L'artiste ENGO raconte son calvaire ;
De l'école primaire au secondaire je faisais chaque jour la pénible épreuve de gravir et de descendre des marches d'escaliers :
- 2 ans à l'école publique de Nkomondong (CM1 et CM2)
- 2 ans collège d'enseignement secondaire et technique commerciales de Douala, 2e année en 4e Année comptabilité
- 2 ans au lycée technique de Koumassi Douala
- 1 an collège Integ Douala.
Moi je vais à béquille alors que il y avait un camarade du lycée qui allait à quatre pattes : on peut imaginer ses difficultés.
C'est un problème grave car il est présent à tous les niveaux :
- les structures administratives.
Certains sont dans des immeubles sans ascenseur, d'autres sont entièrement impraticables pour les handicapés. C'est ainsi qu'on trouve par exemple des bureaux du service social au premier étage d'un immeuble alors que celui-ci est supposé recevoir des personnes ayant un handicape. C'est le cas du service social du commissariat du neuvième arrondissement de la ville de Douala.
Les hôpitaux ne sont pas en reste car il y en a où l'on trouve les salles de consultation, d'urgence et même les salles d'accouchement au deuxième niveau sans ascenseurs
Pire encore l'aéroport international de Douala qui est sans escalier roulant, avec ses toilettes publiques qui sont au sous-sol.
Tout ceci n'est que obstacle à l'épanouissement des personnes handicapées.
B) CONSEQUENCES
les conséquences ici peuvent se présenter à deux niveaux.
a) les accidents chez les personnes handicapées :
''Alors que j'allais établir ma carte nationalité d'invalidité au service social du commissariat du Arrondissement de la ville de Douala, je suis tombé aux escaliers avec le Monsieur de bonne volonté qui me portait à son dot pour y ouvrir les escaliers. J'en suis sorti avec une double fracture du tibia et un déboîtement de la cheville son pied à 60% VALIDE. Avec 6 mois d'incapacité et sans assurance, je vivais grâce à ma pauvre famille et aux secours des amis.
Il est important de signaler que beaucoup en sont victimes.
Vous pouvez voir la photo où je suis cloué dans mon lit avec la jambe plâtrée.
le chômge chez les personnes handicapées
Beaucoup des personnes handicapées qui sont des intellectuels , mais très peu sont embauchées car les structure ne leur sont pas favorables.
Comment peut on employer un handicapé physique dans une boîte dont les bureaux sont au 2e,3e voire 7e niveau, d'un immeuble sans ascenseur ?
Mon ami Vincent TIOGO qui va à quatre pattes avec à son actif une maîtrise en finance et économie en sait quelque chose.
Très souvent le dossier est favorable et accepté à l'étude du CV, mais une fois qu'on se présente on est confronté aux obstacles structurels qui obligent les futures employeur à regretter le dossier par des rendez-vous sans espoir et sans suite.
C'est l'une des causes du chômage, et de la pauvreté qui frappe les handicapés physiques.




